Protection physique et chimique des produits vissés

Les pieux vissés avec protection physique

On peut isoler le fer du milieu corrosif en le recouvrant d’une pellicule de peinture ou d’une gaine plastique. Il s’agit d’un premier niveau de protection contre la rouille. Le métal est protégé selon l’épaisseur de la couche de peinture et tant que cette couche est présente. Cette méthode est simple, rapide et économique. Mais le pieu pendant sa fabrication, son transport et son vissage dans le sol est soumis a des chocs et frottements qui peuvent occasionner des rayures. Dès lors que l’acier n’est plus recouvert, la corrosion s’amorce.

Les pieux vissés avec protection chimique (passive)

La couche protectrice peut être apporter par réaction chimique: la pièce de fer est plongée dans un bain chaud de phosphate de zinc provoquant la formation d’une couche de phosphate de fer imperméable En cas d’éraflure du métal protecteur, le fer est mis en contact avec le milieu corrosif : on réalise alors une pile de corrosion dans laquelle c’est le métal le plus électropositif qui s’oxyde, c’est-à-dire le zinc. Cet accident n’entraîne donc pas la corrosion du fer. Exemples : *voir annexe technique galvanisation et électro-zingage.

Pieux vissés avec protection électro-chimique (à courant imposé)

Cette solution est plus couteuse mais envisageable facilement a plus grande échelle. Le fer est relié électriquement à du zinc par exemple On a ainsi réalisé une pile de corrosion dans laquelle le fer est la cathode, siège d’une réaction de réduction : 2 H2O(l) + 2 e- = H2(g) + 2 H0 (aq) le zinc est l’anode, siège d’une réaction d’oxydation : Zn(s) = Zn2+(aq) + 2 e- .On constate qu’il y a consommation de l’anode en zinc. La vitesse de corrosion du zinc peut être déterminée grâce au diagramme d’Evans. Bien entendu, la protection du fer cesse lorsque l’anode en zinc est entièrement consommée. Certains pieux vissés sont par exemple utilisés pour protéger des cuves en acier enterrées ou immergées.

Crédit photo : leshoward (Flickr)